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Malaise dans la Civilisation

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À propos de l'auteur

" Sigmund Freud est un neurologue autrichien né à Freiberg en 1856 et mort à Londres des suites d'un cancer en 1939. Il est le fondateur de la psychanalyse. Chercheur rigoureux, attentif à la clinique, il suivit l'enseignement de Charcot, qui considérait l'hystérie comme une pathologie d'origine organique, plus précisément neurologique. Charcot observa cependant, dans un deuxième temps, le côté suggestible des sujets dits hystériques. Freud commença par traiter ces sujets, renonça à l'hypnose et donna la parole à Anna O. et à ces femmes qui ne l'avaient pas. Anna O. lui enjoignit de la laisser parler. Freud s'intéressait aux rêves et élabora le concept de l'inconscient, il fit l'hypothèse du Complexe d'Oedipe, élabora les concepts de pulsion de vie et pulsion de mort. Il reçut tardivement le prix Goethe pour l'ensemble de son oeuvre, en 1930. Freud a fui le nazisme, avec le soutien de Marie Bonaparte, son oeuvre est d'une grande modernité. "

Freud écrit Das Unbehagen in der Kultur en 1929. C’est un Freud de la maturité, qui a connu les luttes intestines dans les sociétés de psychanalyse, un Freud souffrant de son cancer à la mâchoire et qui voit la montée du nazisme, un Freud qui a connu la première guerre mondiale. Certains le trouvent pessimiste, je le trouve d’une grande lucidité : il ne se fait pas d’illusions sur l’être humain, déconstruit l’illusion de la religion qui maintient tant d’hommes dans un état infantile et dont nombreux sont ceux qui ne peuvent s’en passer, et déconstruit l’illusion d’une bonté originelle de l’homme – dont Rousseau, qui était probablement psychotique, et doté de la grande intelligence de certains psychotiques, mais qui délirait peut-être sur ce point-là – se faisait le porte-parole. Ainsi, il ne se fait sans doute pas que des alliés, mais il ne cherche pas à plaire, et n’est-ce pas le propre du psychanalyste, et de l’inventeur de la psychanalyse, en particulier, que d’être en quête de vérité, même si la vérité, dans une cure, dans nos relations avec nos semblables, ne saurait être que « mi-dite » comme l’articulera Jacques Lacan, le « semblant » étant aussi ce qui permet de vivre en communauté.

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